Il y a des histoires qui vous transporte et celle-ci en est une. « Le château des animaux. 1. Miss Bengalore » de Felix Delep et Xavier Dorison deviendra probablement une série culte que l’on aura plaisir à retrouver dans sa bibliothèque. Elle restera tant le dessin et le propos sont forts.

Dans ce château transformé en ferme, les humains ont déserté, laissant les lieux à l’abandon. Livrés à eux-mêmes, les animaux du château ont fondé une république afin de pérenniser leur liberté nouvellement acquise. Cependant, la loi du plus fort n’a pas tardé à s’imposer. Silvio, le taureau, règne en tyran et fait respecter l’ordre par une milice de chiens cruels. Jusqu’au jour où un rat de passage vient conter d’étranges et subversives histoires.

Le scénario est d’une cruelle actualité à l’heure où les peuples ne croient plus en la démocratie due aux nombreuses affaires de corruptions dont les hommes et les femmes politiques sont entachées. Les peuples se tournent vers les extrêmes (religieux ou non) qui jouent un jeu dangereux, un jeu que l’on pensait impossible à revenir sur le devant de la scène mais la course à la peur, à la popularité, à l’audience, à la soi-disant ouverture d’esprit offre une caisse de résonance dont on mesurera dans les prochaines années les conséquences néfastes.

Couverture de la bande dessinée « Le château des animaux. 1 Miss Bengalore » de Felix Delep et Xavier Dorison – ©Casterman
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