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EUROVISION 2018 : La Belgique est éliminée

Vers 22h30 heure portugaise, le couperet tombe… La Belgique ne sera pas en finale de l’Eurovision. Une première depuis 2014. On s’était presque habitué à entendre « BELGIUM » annoncer en dernier qualifié. Mais voilà quelques jours que notre pays n’était plus préssenti parmi les favoris. Pour ma part, j’y croyais encore hier soir, après la jolie prestation de Sennek. Mais après une nuit de repos, il faut se rendre à l’évidence. Cela ne suffisait pas pour sortir son épingle du jeu face à de redoutables concurrents. Retour sur les raisons d’un échec.

Pendant de longues minutes, Laura Groeseneken, alias Sennek, garde la tête entre ses mains. Les membres de la délégation belge ne disent pas un mot, ils se contentent de tous poser une main sur la jeune louvaniste, totalement abattue. Au pied des marches qui nous séparent de la Green Room, nous sommes une vingtaine de fans belges à chercher son regard pour tenter de lui apporter un brin de réconfort. Elle se lève finalement, des larmes plein son visage et vient nous saluer. Nous lui réservons l’ovation qu’elle mérite. Car Laura n’a vraiment pas démérité. Elle s’est investie à 200% dans ce projet. Elle a écrit une belle chanson qu’elle a magnifiquement interprétée. Pour avoir vu plusieurs de ses répétitions, c’était vraiment la meilleure prestation qu’elle nous a offerte. Alors que s’est-il passé?

La Belgique dans la Green Room, encore confiante – DMD 8/5/2018

Premièrement, il s’agissait vraiment d’une demi-finale de haute voltige! Je ne sais pas vous, mais personnellement, j’ai aimé quasi toutes les prestations d’hier soir. Les dix pays qualifiés (Autriche, Estonie, Chypre, Lituanie, Israël, République tchèque, Bulgarie, Albanie, Finlande et Irlande) méritent tous leur place en finale. Et nous ne pouvons même pas nous plaindre d’un éventuel vote géopolitique, la plupart de ces finalistes ne se qualifient normalement jamais. A l’inverse, les éliminations de l’Azerbaïdjan, de l’Arménie et de la Grèce, dont la grande diaspora leur permet généralement un bon réservoir de votes, est une vraie surprise. La concurrence était tout simplement trop forte. Si vous en avez le courage, vous verrez jeudi soir que le niveau est nettement moins bon. Avec d’autres adversaires, la Belgique aurait été en finale sans problème. Mais que faire contre les machines de guerre israélienne, estonienne, chypriote ou finlandaise?

Deuxièmement, l’ordre de passage ne nous a pas avantagé. En passant très tôt dans la soirée, face à autant de prestations plus travaillées les unes que les autres, nous avons été noyés dans la masse, fort probablement oubliés par bon nombre de téléspectateurs. Entourée par la démonstration vocale de Eugent, l’albanais, et l’énergie du tchèque, Mikolas, le passage de notre candidate manquait définitivement d’un petit truc en plus pour faire basculer le vote en notre faveur.

Enfin, certains remettent depuis plusieurs jours les choix de l’équipe dans la mise en scène, dans les jeux de lumière, dans le choix de la robe. Pour moi, tout ceci reste anecdotique. Mais il manquait en effet peut-être d’un petit élément en plus. En sortant du centre de presse, je suis tombé nez à nez avec Christophe Willem qui commente l’Eurovision pour France Télévisions. Je lui demande ce qu’il s’est passé d’après lui et il pointe exactement la même chose. Ne blâmons pas la qualité de la chanson ou la prestation de Sennek mais plutôt l’absence d’un élément un peu plus télévisuel. C’est surprenant que la VRT ait loupé le coche à ce niveau-là car en 2016, ils avaient transformé une chanson très moyenne en véritable tube uniquement grâce à un staging très réussi. Qu’à cela ne tienne, pour les avoir suivi et côtoyé durant les derniers jours, la Team Belgium avait mis quasi toutes les chances de son côté et a fait un boulot très professionnel et très investi. Mon collègue grec, Alex, dont la candidate a été éliminée aussi me salue à la fin du show et voyant ma déception, me rappelle que ce n’est qu’un concours… Relativisons donc!

L’analyse de Christophe Willem à la sortie du Centre de Presse

De manière plus générale, cette demi-finale nous a révélé plusieurs éléments. L’absence d’un grand écran LED n’est pas gênante et a été remplacé par des incrustations à l’écran (cfr la Lituanie ou la Biélorussie par exemple) et beaucoup, beaucoup de feux d’artifice! RTP, la télévision portugaise, a visiblement décidé de ne pas trop se fouler… Pas de show d’ouverture, pas d’entracte non plus, juste quelques vidéos par ci, par là et les interventions peu comiques des présentatrices, c’est un peu la déception de cette soirée. Le show était finalement plus dans la salle, les islandais nous ont improvisé un clapping et la chypriote et l’israélienne ont été les plus applaudies. L’organisation générale sur place est assez branlante, un seul bar pour 20.000 personnes (on a eu soif), des checks de sécurité sans fin et un enfer pour sortir de la salle. Heureusement qu’on est heureux d’être à Lisbonne.

Si le coeur vous en dit, rendez-vous jeudi soir à 21h sur France 4 pour la deuxième demi-finale! La RTBF diffusera ce show en différé. Voici en tout cas votre fiche de vote!

Fiche_vote_2018_DF2

L’Eurovision est une fête, avec ou sans la Belgique en finale!

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