Cette 11e édition tant attendue des Magritte du Cinéma fait la part belle au renouveau, puisque ce sont deux premiers films qui mènent la danse des nominations !

Un renouveau rafraîchissant après deux années 2020 et 2021 difficiles pour le cinéma belge en particulier et le cinéma en général, avec l’arrêt des tournages suite au premier confinement puis la fermeture à rallonge des salles, pendant plus de 7 mois d’affilée de l’hiver au printemps dernier en Belgique.

Ainsi Une vie démente, premier long métrage de Raphaël Balboni et Ann Sirot récolte pas moins de 12 nominations, égalant donc le record des Géants en 2013 ! Le duo est néanmoins loin d’être novice aux Magritte du Cinéma, puisqu’il a déjà été nominé à trois reprises dans la catégorie court métrage, dont il est d’ailleurs sorti lauréat en 2018 pour Avec Thelma.

Une vie démente est ainsi nominé dans les catégories « reines » (Meilleur film, Meilleure réalisation, Meilleur scénario), mais aussi largement dans les catégories « techniques » (son, décors, costumes, montage). Quant à son casting, il brille dans les différentes catégories. Jo Deseure et Lucie Debay sont toutes deux en lice pour le Magritte de la Meilleure actrice, Jean Le Peltier pour celui du Meilleur acteur, et Gilles Remiche pour celui du Meilleur acteur dans un second rôle.

On notera qu’il s’agit de la première nomination pour la société de production Hélicotronc dans la catégorie Meilleur film, après s’être distinguée dans d’autres catégories, notamment en court métrage de fiction, Magritte qu’elle a remporté ces cinq (!) dernières années, et pour lequel elle est à nouveau en lice cette année avec deux films. Un bel exploit pour Hélicotronc et ce premier long métrage réalisé avec l’aide aux productions légères du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

L’autre film largement nominé (avec 10 nominations) pour cette 11e édition est également un premier long métrage, celui de Laura Wandel, Un monde. La jeune cinéaste belge avait elle aussi déjà été nominée aux Magritte du Cinéma en 2015 avec son court métrage Les Corps Etrangers.

Son passage au long la propulse directement dans la cour des grands, puisque Un monde était sélectionné en juillet dernier au Festival de Cannes, dans la section Un certain regard, dont il a d’ailleurs remporté le Prix Fipresci (prix de la presse internationale). Là aussi, le film est nominé dans les catégories Meilleur film, Meilleure réalisation et Meilleur scénario, ainsi que pour la Meilleure image, le Meilleur son, le Meilleur montage. Le film est également en lice pour les Oscars.

Côté casting, le film est porté avec une intensité stupéfiante par deux jeunes enfants, que l’on retrouve logiquement dans les catégories espoirs : Maya Vanderbeque pour le Meilleur espoir féminin, et Günter Duret pour le Meilleur espoir masculin. Notons également que la comédienne flamande Laura Verlinden est en lice pour le Magritte de la Meilleure actrice dans un second rôle.

Comme pour Hélicotronc, il s’agit de la première nomination dans cette catégorie pour la production, Dragon Films.

Les 3 autres films en lice pour le Magritte du Meilleur film sont portés par des auteur·ices aguerri·es, déjà passé·es par les Magritte du Cinéma.

Ainsi Adoration, sixième long métrage de Fabrice du Welz, comptabilise six nominations, pour le Meilleur film donc, mais aussi pour la Meilleure réalisation, notamment. C’est la deuxième fois que le cinéaste est nominé dans cette catégorie, après Alleluia en 2016. Notons aussi que le film vaut une sixième nomination au chef opérateur Manu Dacosse, déjà trois fois primé, dont en 2016 pour Alleluia, justement.

Pour Benoît Poelvoorde, il s’agira de la septième nomination, cette fois-ci dans la catégorie Meilleur acteur dans un second rôle. Véritable révélation du film, la jeune comédienne mouscronnoise Fantine Harduin sera en lice pour le Magritte du Meilleur espoir féminin, qu’elle briguait d’ailleurs déjà en 2018 pour Happy End de Michael Haneke.

Joachim Lafosse sera également en lice pour le Meilleur film, la Meilleure réalisation et le Meilleur scénario pour la troisième fois, après Élève Libre en 2011, À perdre la raison en 2013 (pour lequel il fut lauréat du Meilleur film et de la Meilleure réalisation) et L’Économie du Couple en 2017.

Les Intranquilles, incarnés par Leïla Bekhti et Damien Bonnard, prenait part à la Compétition de la Sélection officielle du Festival de Cannes en juillet. Un belle réussite pour Stenola Productions, dont c’est la première collaboration avec le réalisateur, et qui connaît là également sa première nomination dans la catégorie Meilleur film.

Enfin, Filles de joie de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich prendra également part à la compétition pour le Meilleur film (signant ainsi la dixième participation dans cette catégorie pour Versus Production, déjà 4 fois primé!), ainsi que pour le Meilleur scénario, qui était d’ailleurs déjà revenu à Anne Paulicevich en 2014 pour Tango Libre, co-écrit avec Philippe Blasband.

On retiendra en passant que Titane de Julia Ducournau, Palme d’Or du dernier Festival de Cannes, et produit en Belgique par Frakas Production, totalise 5 nominations, dans la catégorie Meilleur film étranger en coproduction bien sûr, mais aussi pour les nombreux talents belges qui ont pris part au succès du film.

Du côté des comédiennes, on l’a dit, on retrouvera Lucie Debay et Jo Deseure, les héroïnes d’Une vie démente, auxquelles feront face deux habituées de la catégorie. Lubna Azabal est nominée pour Adam de Mariam Touzani. Il s’agit de sa sixième nomination pour la comédienne, qui a déjà remporté 3 Magritte, dont celui de la Meilleure actrice à deux reprises pour Incendies en 2012 et Tueurs en 2019. Virginie Efira, quant à elle primée en 2017 pour Victoria dans cette même catégorie, est en lice pour Adieu les cons d’Albert Dupontel.

Chez les hommes, outre Jean Le Peltier pour Une vie démente, on retrouvera Arieh Worthalter, en lice pour Serre-moi fort de Mathieu Amalric. Le comédien arrive fort d’un palmarès solide aux Magritte, puisqu’il a déjà remporté deux prix du Meilleur acteur dans un second rôle pour Girl en 2019 et Duelles en 2020. Souvent nominé, Bouli Lanners n’avait jamais reçu le Magritte du Meilleur acteur, jusqu’à l’année dernière où il l’a remporté pour sa magnifique performance dans C’est ça l’amour. Il est en lice cette année pour Cette musique ne joue pour personne. Enfin, on retrouvera également dans cette catégorie Jérémie Renier, pour son rôle dans Slalom, déjà lauréat de deux Magritte du Meilleur acteur dans un second rôle (pour Potiche en 2012 et Saint Laurent en 2015), mais encore jamais primé dans cette catégorie.

MAGRITTE DU MEILLEUR FILM

  • Adoration de Fabrice Du Welz, produit par Vincent Tavier (Panique !)
  • Filles de joie de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich, produit par Jacques-Henri Bronckart(Versus Production)
  • Les intranquilles de Joachim Lafosse, produit par Anton Iffland Stettner et Eva Kuperman(Stenola Productions)
  • Un monde de Laura Wandel, produit par Stéphane Lhoest (Dragons Films Productions)
  • Une vie démente d’Ann Sirot et Raphaël Balboni, produit par Julie Esparbes (Hélicotronc)

MAGRITTE DU MEILLEUR PREMIER FILM

  • Fils de plouc de Harpo et Lenny Guit, produit par David Borgeaud et Erika Meda (Roue Libre Production)
  • Jumbo de Zoé Wittock, produit par Annabella Nezri (Kwassa Films)
  • Un monde de Laura Wandel, produit par Stéphane Lhoest (Dragons Films Productions)
  • Une vie démente d’Ann Sirot et Raphaël Balboni, produit par Julie Esparbes (Hélicotronc)

MAGRITTE DE LA MEILLEURE RÉALISATION

  • Adoration : Fabrice du Welz
  • Les intranquilles : Joachim Lafosse
  • Un monde : Laura Wandel
  • Une vie démente : Raphaël Balboni, Ann Sirot

MAGRITTE DU MEILLEUR FILM FLAMAND

  • Dealer de Jeroen Perceval, produit par Bart Van Langendonck et Sarah Marks (Savage Film) et coproduit par Joseph Rouschop et Valérie Bournonville (Tarantula)
  • La civil de Teodora Ana Mihai, produit par Hans Everaert (Menuetto) et coproduit par Delphine Tomson, Jean-Pierre et Luc Dardenne (Les Films du Fleuve)
  • Rookie de Lieven Van Baelen, produit par Eurydice Gysel, Koen Mortier (Czar Film) et coproduit par Jacques-Henri Bronckart (Versus Production)
  • The barefoot Emperor de Peter Brosens et Jessica Woodworth, produit par Peter Brosens et Jessica Woodworth (Bo Films) et coproduit par Marc-Henri Wajnberg (Wajnbrosse Productions)

MAGRITTE DU MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL OU ADAPTATION

  • Filles de joie : Anne Paulicevich
  • Les intranquilles : Lou du Pontavice, Pablo Guarise, Juliette Goudot, Joachim Lafosse,Chloé Léonil, Anne-Lise Morin, François Pirot
  • Un monde : Laura Wandel
  • Une vie démente : Raphaël Balboni, Ann Sirot

MAGRITTE DU MEILLEUR FILM ETRANGER EN COPRODUCTION

  • Adam de Maryam Touzani, coproduit par Patrick Quinet (Artémis Productions)
  • L’homme qui a vendu sa peau de Kaouther Ben Hania, coproduit par Annabella Nezri (KwassaFilms)
  • Onoda, 10.000 nuits dans la jungle d’Arthur Harari, coproduit par Jean-Yves Roubin etCassandre Warnauts (Frakas Productions)
  • Titane de Julia Ducournau, coproduit par Jean-Yves Roubin et Cassandre Warnauts (FrakasProductions)

MAGRITTE DE LA MEILLEURE ACTRICE

  • Adam: Lubna Azabal (rôle : Abla)
  • Adieu les cons* : Virginie Efira (rôle : Suze Trappet)
  • Une vie démente : Lucie Debay (rôle : Noémie)
  • Une vie démente : Jo Deseure (rôle : Suzanne)

MAGRITTE DU MEILLEUR ACTEUR

  • Cette musique ne joue pour personneBouli Lanners (rôle: Poussin)
  • Slalom*: Jérémie Renier (rôle : Fred)
  • Serre moi fort*: Arieh Worthalter (rôle : Marc, le père)
  • Une vie démente : Jean le Peltier (rôle : Alex)

MAGRITTE DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE

  • Fils de plouc : Claire Bodson (rôle : Cachemire)
  • Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait* : Emilie Dequenne (rôle : Louise)
  • Titane : Myriem Akheddiou (rôle : la mère d’Adrien)
  • Un monde : Laura Verlinden (rôle : Agnès, l’institutrice)

MAGRITTE DU MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE

  • Adoration : Benoît Poelvoorde (rôle : Hinkel)
  • Jumbo: Sam Louwyck (rôle: Hubert)
  • Les intranquilles : Patrick Descamps (rôle : Patrick)
  • Une vie démente : Gilles Remiche (rôle : Kevin)

MAGRITTE DU MEILLEUR ESPOIR FÉMININ

  • Adoration : Fantine Harduin (rôle : Gloria)
  • Benedetta* : Daphné Patakia (rôle : Bartholomea)
  • Illusions perdues*: Salomé Dewaels (rôle : Coralie)
  • Un monde : Maya Vanderbeque (rôle : Nora)

MAGRITTE DU MEILLEUR ESPOIR MASCULIN

  • Des hommes : Yoann Zimmer (rôle : Bernard)
  • Mandibules* : Roméo Elvis (rôle : Serge)
  • SpaceBoy Basile Grunberger (rôle: Jim)
  • Un monde : Günter Duret (rôle : Abel)

MAGRITTE DE LA MEILLEURE IMAGE

  • Adoration : Manuel Dacosse
  • Titane : Ruben Impens
  • Un monde : Frédéric Noirhomme

MAGRITTE DU MEILLEUR SON

  • Titane : Séverin Favriau, Fabrice Osinski, Stéphane Thiébaut
  • Un monde : Mathieu Cox, Corinne Dubien, Thomas Grimm-Landsberg, David Vranken
  • Une vie démente : Philippe Charbonnel, Julien Mizac, Bruno Schweisguth

MAGRITTE DES MEILLEURS DÉCORS

  • Les intranquilles : Anna Falguères
  • Titane : Laurie Colson, Lise Péault
  • Une vie démente : Lisa Etienne

MAGRITTE DES MEILLEURS COSTUMES

  • Filles de joie : Ann Lauwerys
  • Mon légionnaire : Catherine Cosme
  • Une vie démente : Frédérick Denis

MAGRITTE DE LA MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE

  • Adoration : Vincent Cahay
  • Ma voix t’accompagnera : Loup Mormont
  • Rookie : Daan

MAGRITTE DU MEILLEUR MONTAGE

  • Les intranquilles : Marie-Hélène Dozo
  • Un monde : Nicolas Rumpl
  • Une vie démente : Raphaël Balboni, Sophie Vercruysse

MAGRITTE DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE

  • #Salepute de Myriam Leroy et Florence Hainaut, produit par Annabella Nezri (Kwassa Films)
  • Chasser les dragons d’Alexandra Kandy-Longuet, produit par Julie Frères (Dérives)
  • Ma voix t’accompagnera de Bruno Tracq, produit par Benoit Roland (Wrong Men)
  • Petit samedi de Paloma Sermon-Daï, produit par Sébastien Andres et Alice Lemaire (MichiganFilms)

MAGRITTE DU MEILLEUR COURT MÉTRAGE DOCUMENTAIRE

  • Belgium – 20 de Jean-Benoît Ugeux, produit par Jean-Benoît Ugeux (Apoptose)
  • Juliette the great d’Alice Khol, produit par David Borgeaud et Erika Meda (Roue LibreProduction)
  • Maîtresse de Linda Ibbari, produit par Julie Frères (Dérives)
  • Mother’s d’Hippolyte Leibovici, produit par Laurent Gross (INSAS)

MAGRITTE DU MEILLEUR COURT MÉTRAGE DE FICTION

  • L’enfant salamandre de Théo Degen, produit par Laurent Gross (INSAS) et Vincent Canart (Atelier de Réalisation de l’INSAS)
  • Sprötch de Xavier Seron, produit par Guillaume Kerbusch et Laura Petrone (Angie Productions) et Julie Esparbes (Hélicotronc)
  • T’es morte Hélène de Michiel Blanchart, produit par Michaël Goldberg (Daylight Films) et Boris Van Gils (Formosa Productions)
  • Titan de Valéry Carnoy, produit par Julie Esparbes (Hélicotronc)

MAGRITTE DU MEILLEUR COURT MÉTRAGE D’ANIMATION

  • Amours libres d’Emily Worms, produit par Vincent Gilot (Atelier de Production de La Cambre)
  • Le quatuor à cornes : là-haut sur la montagne de Benjamin Botella et Arnaud Demuynck,produit par Arnaud Demuynck (La Boîte,… Productions)
  • On est pas près d’être des super héros de Lia Bertels, produit par Thierry Zamparutti(Ambiances asbl)
  • Tête de linotte ! de Gaspar Chabaud, produit par Vincent Gilot (Atelier de Production de LaCambre)
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