Paris. Septembre 2011. La justice française saisit avenue Foch plusieurs dizaines de véhicules de luxe appartenant à Téodorin Obiang Nguema, fils aîné du président de la Guinée Equatoriale. C’est la première action concrète d’une enquête fincancière ouverte cinq ans auparavant. Une investigation tentaculaire qui a permis de mettre au jour l’incroyable fortune accumulée en France par plusieurs chefs d’états africains et leurs proches… avec la complicité de l’Etat français.

« C’était un système réglé comme une horloge. derrière ces sociétés off-shore, il y avait forcément des personnalités d’affaires, politiques… qui bénéficient de cet argent. » déclare Loïk Le Floch-Prigent, PDG d’Elf de 1989 à 1993.

L’Afrique est souvent perçue comme un continent sous perfusion des pays riches. « C’est faux » dit Xavier Harel, journaliste et fin connaisseur des rouages de la Françafrique. « En fait, l’Afrique est créditeur net du reste du monde. Autrement dit, elle fête plus d’argent qu’on ne lui en prête !« 

L’investigation que nous fait découvrir le journaliste dans cet ouvrage remarquable est stupéfiant. Il nous fait découvrir les ramifications aussi scandaleuses que complexes de l’affaire que l’on a appelé les « biens mal acquis ». Entre corruption, jeux de pouvoir, scandales pétroliers et financiers, il revisite les pages les plus sombres de la Ve République avec ses anciennes colonies comme le Gabon et son président Omar Bongo, la Guinée équatoriale et le père Teodoro Obianf Nguema (et son fils Tino), le Congo-Brazzaville et le sanglant Denis Sassou-Nguesso ou encore Paul Biya au Cameroun.

En lisant ce livre vous comprenez que tous les politiques français de tout bord (Sarkozy, Hollande, Guéan, …) des différentes majorités mais aussi de l’opposition étaient corrompus car l’Afrique arrosait largement ne connaissant pas les résultats des élections présidentielles. Il fallait être certain que les affaires se poursuivent.

Après la lecture de cette bande dessinée, vous ne regardez plus les actualités à la télévision de la même manière ! Je pourrais aller jusqu’à comprendre les gilets jaunes lorsqu’ils disent « tous pourris » sauf qu’en grattant un gilet jaune, il vire rapidement au brun.

Couverture de la bande dessinée « L’argent fou de la Françafrique : l’affaire des biens mal-acquis » de Xavier Harel et Julien Solé (Glénat)
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