En ce milieu de seconde semaine de festival, l’ambiance se ralentit. Je dirai même que ça sent la fin ! Et pourtant, il reste encore près de 5 jours de compétition.

Rien de mieux qu’un film de cul pour redonner vie aux festivaliers.

Love de Gaspar Noé était justement présenté cette nuit en hors compétition dans le Grand Théâtre Lumière. Annoncé à 00h15, le film a démarré avec 45 minutes de retard qui n’ont pas refroidi la foule venue très nombreuses pour découvrir le porno de Noé (Généralement les séances de minuit sont désertes mais, là, ce fut la bousculade pour trouver une place).

Le moins que l’on puisse reconnaître au réalisateur, c’est que, lui au moins, il a tenu promesse, ce n’est pas comme son prédécesseur Lars von Trier (Nymphomaniac). Mais, Gaspar, 2h15 de poésie sous Bach à 2h du mat’, je n’avais qu’une envie… celle que tu ai coupé 30 minutes de ton film !

Love, c’est l’histoire de Murphy qui est amoureux d’Electra. Ce couple cherche des expériences pour animer leur vie sexuelle (drogue, boîte à touz’, transsexuelle (très drôle cette scène)). Ce sera un simple trio avec la voisine qui va bouleverser leur vie de couple et animer une rupture.

Le film est coloré, rythmé, sexuellement explicit et très réussi, il fait référence à de nombreux univers cinématographiques et à celui du réalisateur aussi. Love est un film à potins/buzz/scandales comme aiment les organisateurs du Festival de Cannes, souvenez-vous de la présentation de La Vie d’Adèle de Abdellatif Kechiche ou encore de L’Inconnu du Lac de Alain Guiraudie.

Premier porno en 3D que je voyais : la 3D n’apporte rien d’autre que la facilité pour Gaspar de nous offrir une éjaculation en effets spéciaux qui déferle sur vous.

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