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Eurovision 2018 : Pourquoi la Belgique finira par gagner à nouveau!

Ce mardi 13 mars a été dévoilée la dernière chanson participante (celle de la Géorgie) à la 63e édition du concours Eurovision qui se tiendra les 8, 10 et 12 mai à Lisbonne, au Portugal. Et alors que les chefs de délégations des nations en compétition se réunissent dans la capitale portugaise pour peaufiner l’organisation du show musical, les observateurs avisés affinent déjà leurs classements et les premiers pronostics font leur apparition. Force est de constater que la Belgique fait à nouveau office de favori. Notre pays, longtemps considéré comme un des canards boiteux du concours, figurait déjà dans le top 10 des 3 éditions précédentes. La RTBF et la VRT (en charge de nous représenter cette année) semblent avoir trouvé la formule gagnante pour terminer aux avant-postes. Quelle est donc cette recette que l’Europe entière nous envie désormais?

Le phénomène ‘The Voice’
Depuis 2004 et l’instauration des demi-finales, notre pays n’a réussi à se qualifier pour la finale de l’Eurovision qu’à deux reprises en 10 ans. La Belgique n’arrivait ni à se démarquer et ni à s’adapter aux évolutions du concours. En 2006 par exemple, Kate Ryan nous représente avec le mythique « Je t’adore », grandissime favori à l’époque. Malgré un tube formaté Eurovision, réalisé et produit en grande partie par des équipes suédoises (un pays habitué au succès), Kate Ryan échouera en demi-finale au terme d’une prestation en demi-teinte. Même résultat pour Copycat en 2009 (un sosie d’Elvis Presley) ou les Witloof Bay en 2011 (chanson 100% a capella), l’originalité proposée par la RTBF ne convainc pas les téléspectateurs européens. Le déclic viendra avec l’apparition du télé-crochet « The Voice ». Les chefs de délégation n’ont plus qu’à piocher dans le vivier artistique dévoilé par l’émission. Entre 2013 et 2017, tous nos participants en sont issus. Sur ces 5 éditions, notre pays passera 4 fois l’écueil des demi-finales et terminera 3 fois dans le top 10.

Faire confiance aux valeurs sûres du paysage musical belge
Une autre tendance s’est dégagée de ces années fructueuses. La RTBF et la VRT ont fait appel et confiance à des talents reconnus. En 2015, Leslie Cable, cheffe de délégation francophone, a le nez fin. Elle laisse carte blanche à Loïc Nottet, finaliste malheureux de « The Voice Belgique« . Celui-ci est accompagnée par BJ Scott, sa coach dans l’émission et une habituée des scènes belges. Non seulement, le jeune homme termine 4e (meilleur résultat belge depuis 2003) mais il se fait aussi remarquer au delà de nos frontières, gagne « Danse avec les stars » sur TF1 et rencontre le succès avec son premier album.

En 2016, c’est Sanne Putseys, mieux connue sous le nom de Selah Sue qui compose notre contribution. Au final, c’est une 10e place pour Laura Tesoro et son « What’s the pressure ». Même ligne suivie en 2017: la RTBF fait appel à Pierre Dumoulin du groupe Roscoe. Il compose « City lights » pour la jeune Blanche qui décroche, elle aussi, une 4e place.
Et cette année? C’est (entre autre) Alex Callier de Hooverphonic qui se cache derrière le titre défendu par Sennek. RTBF et VRT ont enfin trouvé la voie à suivre en faisant confiance à des talents belges qui ne cherchent ni l’originalité ni à répondre aux schémas traditionnels du concours mais à proposer, « tout simplement », des chansons modernes et sophistiquées, dans l’air du temps.

L’Eurovision, une histoire de package

Enfin, nos télédiffuseurs ont compris qu’ils avaient beaucoup à gagner d’un bon résultat de nos candidats. Le passage en finale est synonyme de bonnes audiences le samedi soir. Mais un résultat satisfaisant permet aussi de lancer la carrière de jeunes artistes dévoilés par les chaînes publiques. Une communication très travaillée s’est développée autour de nos participations. Depuis 2015, la RTBF et la VRT ont souvent été parmi les premières à dévoiler leurs artistes. S’en suit de longs mois de préparation pour composer la chanson parfaite, généralement dévoilée début mars, au terme d’un long suspense pour les fans.

En plus du titre, des clips vidéos superbement réalisés sont proposés et inondent Youtube et les sites internet spécialisés, permettant aux fans de s’imprégner du style et de l’univers musical. Enfin, le jour J, bien plus qu’une bonne chanson et qu’un bon chanteur, la RTBF et la VRT travaillent aussi sur un visuel fort, capable de marquer les esprits et de sublimer nos participations. Un package complet dont les européens sont désormais particulièrement friands.

Alors, que nous manque-t-il donc pour enfin gagner à nouveau le concours? A force de proposer des contributions modernes, la Belgique fait désormais partie des pays les plus en vue. Cette année encore, Sennek est parmi les favorites pour remporter le trophée. 32 ans après la victoire de Sandra Kim, le sacre semble de plus en plus proche… It’s just a matter of time!

Durant les prochaines semaines, nous vous présenterons nos principaux concurrents… Stay tuned!

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