Ce soir, à 21h, heure belge (22h à Tel Aviv), le concours Eurovision 2019 débutera enfin avec la première demi-finale. 17 pays y participeront, dont la Belgique qui passera en 10e position. Seules 10 chansons seront sélectionnées pour la grande finale de samedi. L’émission sera retransmise en direct sur RTBF la Une. Il y en aura pour tous les goûts, vraiment… Attendez-vous à certaines surprises, j’aimerais parfois être une petite souris pour voir vos réactions. Ici, nous décortiquons les prestations dans tous leurs aspects et nous connaissons toutes les chansons depuis plus d’un mois. Du coup, elles n’ont plus le moindre secret pour nous mais cela rend la tâche des pronostics nettement plus complexes. Forcément, nous accordons de l’importance à des détails que la majorité des votants ne remarqueront même pas. La « sur-analyse » nous rend moins objectif. Aujourd’hui, je suis complètement perdu. Le belge passera-t-il en finale? Je le pense. Cette chanson est un petit bijou, elle est forte en significations et Eliot, avec sa gueule d’ange, en est l’interprète idéal. Toute l’équipe a fourni un travail sérieux qui mérite d’être récompensé par une qualification. Face à nous, il y a à boire et à manger. Mais à mes yeux, cette demi-finale est nettement plus abordable que celle de jeudi. Tous les espoirs sont donc permis. 

Et pour la victoire finale ? Le classement des bookmakers évolue de jour en jour mais le hollandais s’accroche fermement à sa première place. Duncan Laurence a une chanson sublime, moderne et il a une voix incroyable. Mais les observateurs ne sont pas convaincus par la mise en scène, très simple. Duncan est assis, seul, derrière son piano, sans le moindre artifice. Beaucoup pensent qu’il ne se passe rien visuellement. Mais est-ce vraiment nécessaire ? Salvador Sobral, le portugais, gagnant en 2017, nous a prouvé le contraire. Je mets toujours ma petite pièce sur une victoire batave. 

Duncan Laurence répète « Arcade » – Pic by DMD

Face à lui, il y a Sergey Lazarev, le russe, dont je vous ai déjà parlé dans un article précédent. Ici, on est aux antipodes des Pays-Bas. Mise en scène très élaborée, prestation vocale toute en force et en puissance, il n’y a la place pour aucune imperfection. Le manque d’authenticité pourrait cependant lui porter préjudice. 

Sergey Lazarev dans la Press Center – pic by DMD

Et puis, il y a la surprise, Bilal Hassani. Qui l’eut cru ? Certainement pas moi ! Je n’étais pas forcément fan ni de la chanson, ni du personnage. Mais c’est la révélation des premières répétitions. Le candidat français est un bosseur. La prestation apporte une toute autre dimension à la chanson, tout prend désormais son sens et il est beaucoup facile de s’identifier à la personnalité parfois un peu clivante du youtubeur-chanteur. Je ne vous en dis pas plus pour vous laisser la surprise mais il a touché énormément de monde ici. Du coup, il a grimpé en flèche chez les parieurs et redonnent espoir au clan français. Hier, en conférence de presse, j’ai trouvé Bilal terriblement touchant et naturel. Il est mature et sa maîtrise parfaite de l’anglais lui permet de bien transmettre son message positif aux journalistes. 

Bilal Hassani et ses danseuses – Pic by DMD

Enfin, dernier favori qui se dégage, John Lundvik, le candidat suédois. La Suède est traditionnellement toujours bien classée. Ils maîtrisent à merveille le concours. Certains trouveront leur chanson trop générique. Moi, j’y vois quelque chose de systématiquement bien ficeler. Ici, il y a en plus la personnalité de John Lundvik, toujours tout sourire, positif, il interprète sa chanson «  Too Late for love » avec tellement de générosité qu’on ne peut que tomber sous le charme. Une chanson qui met de bonne humeur pour commencer la journée.

Last but not least, retrouvez ici des fiches de vote à imprimer pour les deux demi-finales !

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