François Hollande était invité à la 5ème édition du Sofilm Summercamp à venir présenter une carte blanche.
Il a failli choisir « Spartacus » mais il s’est demandé ce que l’on dirait sur son choix, alors il a préféré montrer « The Usual Suspects » de Bryan Singer (1995). Un choix pas anodin tout de même !

« C’est un film sur la vérité, le mensonge. Qui dit la vérité ? Qui ment ? Qui croire ? » dit-il. « On cherche souvent l’adversaire alors qu’il est peut-être proche de nous ! Existe-t-il un diable à nos côtés !?« . La salle rit de ses propos car nous pensons directement à Emmanuel Macron mais l’ancien Président de la République se s’infiltrera pas dans cette brèche, il préfèrera nous parler de Kaizer Söze, le méchant du film, un personnage qui est devenu un nom commun pour désigner le diable, l’ennemi.

« En politique, on peut toujours penser qu’il y a une personne qui nous manipule, qui simule. Mais le diable existe-t-il ? Peut-être pas ! Pour éviter la paranoïa, il faut faire confiance. Le complotisme est un mal terrible. Il faut se garder de cela. Il n’y a pas de Kaizer Söze qui manipule le peuple et les politiques. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des groupes de pression mais pas un grand manipulateur. »
Dans sa cinéphile, François Hollande a été marqué par les films de Costra-Gavras, par « Dossier 51 » de Michel Deville (1978) ou encore par « I comme Icare » de Henri Verneuil avec Yves Montand (1979). Il aime le jeu de Pierre Freynay ou encore celui de Jean-Louis Trintignant : « Il donnait l’image du héros de mon époque » dit-il.
« The Usual Suspects » est également un film sur la virilité comprenant de nombreuses scènes homo-sensuelles. « je ne savais pas que j’allais devoir me dévoiler en présentant ce film » rit-il.

« Je pensais que le pouvoir n’avait pas à montrer sa virilité mais comment être authentique et sincère sans perdre son autorité ? » déclare-t-il avant de s’avancer en politique internationale « Il y a aussi une part de séduction comme chez Barak Obama. Poutine, lui, n’est pas du tout dans le séduction mais il peut être charmeur. Il peut avoir des attentions mais il n’est nullement pas dans la séduction. Il n’a jamais faire paraître sa féminité (rire). »
Le livre « Les leçons du pouvoir » de François Hollande sort en Livre de Poche dans une édition enrichie de trois chapitres inédits.

François Hollande – Sofilm Summercamp – ©misteremma.com

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