Ce n’est pas parce que je ne suis pas à Cannes que je ne vis pas comme un festivalier qui cherche ses heures de sommeil ! Allez, hop hop, debout à 6h30 après une courte nuit pour me rendre à Paris pour une grosse journée de tournage avec toute mon équipe technique.

Portrait – Paris – ©misteremma.com

Pendant ce temps-là, Didier Mathieu-Dabois a abandonné Tel Aviv pour faire du tourisme à Jérusalem alors que je l’avais sommé de jouer au journaliste d’investigation à la soirée top secret « Eurovision Precum Party » (tout un programme ce nom !). Jeremy Jakubowicz est toujours enfermé avec Givenchy, Nicolas Degennes, des top modèles et des aller-retours en hélicoptère entre Monaco et Cannes. Il devrait nous apporter dès qu’il atterrira dans son appartement et qu’il trouvera 2h de repos (après sa nuit chez Albane) des photos de la plage Magnum et de Aya Nakamura. On patiente…

Aya Nakamura – Plage Magnum – ©Jeremy Jakubowicz pour misteremma.com
Aya Nakamura – Plage Magnum – ©Jeremy Jakubowicz pour misteremma.com

Et Nicolas Gilson ? Il a dormi ce matin et à démarrer sa journée à 11h30 avec le film d’animation « Les Hirondelles de Kaboul » de Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec, présenté dans le section Un Certain Regard.

« Vachement bien foutu ! C’est un peu discursif. A nouveau, on est très heureux de ne pas vivre en Afghanistan » me résume Nicolas.

Le film se déroule à l’été 1998. Kaboul en ruines est occupée par les talibans. Mohsen et Zunaira sont jeunes, ils s’aiment profondément. En dépit de la violence et de la misère quotidienne, ils veulent croire en l’avenir. Un geste insensé de Mohsen va faire basculer leurs vies.

« C’est très touchant et la fin est quasi allégorique » conclut Nicolas Gilson sur cette projection.

Dans la même sélection, Nicolas a été voir la projection du film russe « Une grande fille » de Kantemir Balagov : « C’est un film féministe, dingue et trouble qui se déroule en 1945. La Deuxième Guerre mondiale a ravagé Léningrad. Au sein de ces ruines, deux jeunes femmes, Iya et Masha, tentent de se reconstruire et de donner un sens à leur vie. Le film est un peu long mais les deux actrices sont éplouissantes et la mise-en-scène est bluffante. Le travail sur le son est impressionnant. Comme objet cinéma, c’est un bijou mais un bijou pas vraiment accessible » me confie-t-il.

A Cannes, les festivaliers enchaînent véritablement les films du matin à la nuit. En plus des deux films cités ci-dessus, Nicolas Gilson est également allé voir trois films de la compétition officielle dont le dernier Ken Loach, « Sorry we missed you » (« Ken Loach nous fait du Ken Loach. Rien nouveau en Angleterre et pas grand chose à en dire de plus !« ), dont « Atlantique« , drame franco-belge-sénégalais de Mati Diopne qui se déroule dans la banlieue de Dakar. Les ouvriers du chantier d’une tour futuriste, sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays par l’océan pour un avenir meilleur. Parmi eux se trouve Souleiman, l’amant d’Ada, promise à un autre. Quelques jours après le départ des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage de la jeune femme et de mystérieuses fièvres s’emparent des filles du quartier.

« Une fois de plus, nous avons une photographie d’une société. Le film a quelque chose d’organique qui fonctionne bien même si le tout est un peu long. La réalisatrice a bossé avec Claire Denis, cela se ressent et c’est plutôt positif. » nous déclare Nicolas.

Mais le film qui a retenu toute son attention est « Bacurau« , le film brésilien de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles. Alors qu’il fut déçu lors de sa sortie de salle, ce western violent et politique ne quitte plus son esprit.

Dans un futur proche…  Le village de Bacurau dans le sertão brésilien fait le deuil de sa matriarche Carmelita qui s’est éteinte à 94 ans. Quelques jours plus tard, les habitants remarquent que Bacurau a disparu de la carte. 

« Construit à priori de manière classique, le film révèle une profonde sensualité. Il y a un rapport au corps, il y a une lumière irradiante et, finalement, c’est un film que j’ai envie de revoir. » me confie Nicolas avant de tomber dans les bras de Morphée pour se réveiller demain pour de nouvelles aventures cinématographiques…

Elton John – Cannes 2019 – ©Carol Koca avec l’aimable autorisation de MasterCard
Elle Fanning – Cannes 2019 – ©Carol Koca avec l’aimable autorisation de MasterCard
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